Y at-il quelque chose d'absolument utile sur cette terre et dans cette vie où nous sommes ? D''abord, il est très peu utile que nous soyons sur terre et que nous vivions. Je défie le plus savant de la bande de dire à quoi nous servons [ . . . ]
Enseuite, l'utilité de notre existence admise a priori, quelles sont le choses réellement utiles pour la soutenir ? De la soupe et un morceau de viande deux fois par jour, c'est tout ce qu'il faut pour se remplir le ventre, dans la stricte acception du mot. L'homme, à qui un cercueil de deux pieds de large sur six de long suffit et au-delà après sa mort, n'a pas besoin dans sa vie de beaucoup plus de place. Un cube creux de sept à huit pieds dans tous les sens, avec un trou pour respirer, une seule alvéole de la ruche, il n'en faut pas plus pour le loger et empêcher qu'il ne lui pleuve sur le dos. Une couverture roulée convenablement autour du corps, le défendra aussi bien et mieux contre le froid que le frac de Staub ( tailleur a la mode à l'époque ) le plus élégant et le mieux coupé.
Avec cela, il pourra subsister à la lettre. On dit bien qu'on peut vivre avec 25 sous par jour ; mais s'empêcher de mourir, ce n'est pas vivre ; et je ne vois pas en quoi un ville organisée utilitairement serait plus agréable à habiter que le Père-la-Chaise.
Rien de ce qui est beau n'est indispensable à la vie. On supprimerait les fleurs, le monde n'e souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu'il n'y eût plus de fleurs ? Je renoncerai plutôt aux pommes de terre qu'aux roses, et je crois qu'il n'y qu'un utilitaire au monde capable d'arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux. Aquoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu'une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour les économistes. A quoi bon la musique ? A quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel et Michel-Ange à l'inventeur de la moutarde blanche ?
Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature .
Théophile Gautier, Préface à Mademoiselle de Maupin, 1835.
Briice
15ans
Vitrolles
Mendes
Aurélie
Le Poisson : est l'être le plus intuitif qui soit. Il pressent les évènements les êtres dont il analyse rapidement le caractère, les intentions, et il se trompe rarement. Doté d'une imagination très féconde, il ira, parfois, au-delà du réel. Généralement peu affectif, le Poisson sera changeant et infidèle en amour, aussi faudra-t-il qu'il s'unisse à un partenaire actif et combatif qui l'aide à sortir de ses rêveries mélancoliques, de ses faiblesses et de ses peurs . Il sera, alors, un être totalement dévoué à l'autre